Ouverture du
festival :
¯¯¯¯¯¯¯¯¯
Nos généreux commanditaires
|
-
Polytechnique
Samedi 26 septembre à 19 h
Drame
1 heure 17 minutes
|
|
Le 6 décembre 1989, un
déséquilibré pénètre dans l'École polytechnique de Montréal armé d'un
fusil semi-automatique, sépare les hommes des femmes et, après avoir
exprimé sa haine envers les féministes, tue uniquement des étudiantes.
Inspiré
de faits vécus, ce film présente un évènement tragique qui a marqué
l'ensemble de la société. Des meurtres commis de sang-froid et des
suicides exigent de la part du spectateur un début de maturité.
|
Réalisé par
|
Denis Villeneuve
|
Écrit par
|
Jacques Davidts
|
Compagnie
|
Alliance Vivafilm |
En vedette
|
Karine Vanasse, Maxim Gaudette,
Sébastien Huberdeau, Evelyne Brochu, Johanne Marie Tremblay |
Visiter
le site Internet officiel du film
Polytechnique est avant tout
une expérience sensorielle. L'approche que privilégie Villeneuve
consiste à plonger le spectateur au coeur du tumulte. À cet égard, le
choix du noir et blanc (travail remarquable du directeur photo Pierre
Gill) se révèle fort judicieux. Dénuées de toute complaisance, les
images évoquent ainsi l'horreur d'une réalité insoupçonnable, tout
autant que son caractère inimaginable. L'environnement sonore, aussi
extrêmement bien fait, contribue à traduire le caractère insoutenable
de l'événement. Notamment à travers des moments de silence,
affreusement lourds de tension sourde. Interminables minutes pendant
lesquelles le tueur se promène dans les couloirs de l'institution, arme
automatique au poing, fin seul avec son bogue mental et la rage
guerrière coulant dans ses veines. Parfois, la magnifique trame
musicale de Benoît Charest, tout en délicatesse, ponctue le grand
désordre et offre au récit une respiration.
Marc-André Lussier, La
Presse
Que filme
exactement Villeneuve? Cette journée du 8 décembre, sous trois angles :
ceux d'un jeune homme, d'une jeune femme et de Lépine lui-même (Maxim
Gaudette dans un rôle difficile qu'il interprète avec beaucoup de
justesse). Photographié par Pierre Gill dans un noir et blanc âpre et
rugueux, Polytechnique utilise alors ces trois points de vue
comme pour mieux encercler la tragédie, comme pour mieux l'approcher.
L'effet est saisissant. […] Mise en scène au couteau, symbolisme
constant, cadrages précis et déstabilisants : tout l'arsenal esthétique
vient nous enfermer avec les élèves entre les murs de l'école.
L'impression d'étouffement physique, de malaise, est constante. Mais la
pensée est libre de s'élever toute seule, sans béquille.
Helen Faradji,
lecinema.ca
|
|
|